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Savoir dire non | Pour ces autres réalités qui existent

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Savoir dire non reflète une appréhension nouvelle de soi, des autres, de l’environnement et de l’inconnu. Savoir l’accepter crée l’opportunité de réhabiliter des comportements plus responsables. Mais aussi d’inscrire à nouveau une véritable réciprocité dans des rapports plus humanisés entre le chef d’entreprise, ses partenaires et ses clients.

Il paraît que pour dire oui, il faut savoir dire non. Dans les faits, et avant même d’atteindre ce stade ultime, le non révèle un certain nombre de motivations très positives pour le chef d’entreprise ou le professionnel indépendant. Tout comme pour leurs clients. Aussi dépasse-t-il le seul refus catégorique prêtant à une foule d’interprétations bien éloignées de sa vocation première. En effet, le non est en lui-même une source intarissable d’enseignements. Et ce, tout autant que le fait de pouvoir prononcer son nom que celui de l’accepter.

Ainsi, dépassant sa nature et la violence qu’il peut évoquer à celles et ceux qui le reçoivent, le non est porteur d’une affirmation plurielle et d’un changement. Mieux : une évolution pérenne, tant du point de vue de l’individu et du professionnel que de celui des modèles établis depuis longtemps. Savoir dire non reflète ainsi une appréhension nouvelle de soi, des autres, de l’environnement et de l’inconnu. L’accepter ouvre une dimension inédite sur les réalités qu’il recouvre. Celles qui restent invisibles à ceux qui persistent à le craindre et/ou à le refuser.

Dans le fond et dans la forme

Il est parfois assez compliqué pour certains professionnels indépendants et chefs d’entreprise, notamment dans les moments de creux que traversent leurs activités, de cerner l’intérêt de savoir dire non à des clients nouveaux ou existants. Il en va de même pour de nombreux créateurs ou repreneurs d’entreprise, ancrés dans un quotidien rimant avec la nécessité – bien légitime – de concrétiser leurs premiers contrats. Pourtant, et peut-être surtout dans ces périodes-là, savoir dire non à un client ou à un partenaire peut s’avérer bien plus productif que l’inverse.

Bien entendu, l’idée n’est pas de dire non à tout-va et de se saborder. En réalité, et particulièrement dans un cadre business, le non est pensé en amont. D’une part, il fait écho à une réflexion par rapport à un contenu de projet, un processus de travail, le profil et/ou les compétences effectives de son interlocuteur. D’autre part, il permet de rester fidèle à son identité propre, à l’identité de son entreprise. Et surtout, de continuer à assumer son positionnement. C’est pourquoi le non se doit de rester ferme. Il est le fruit d’une analyse et d’une connexion constante du chef d’entreprise ou du professionnel indépendant à ses objectifs. Ainsi qu’à la manière dont il souhaite les atteindre.

Savoir accepter le non

Mais si savoir dire non est essentiel, savoir l’accepter l’est tout autant. Si tant est qu’on se positionne là aussi dans une perspective de compréhension quant à l’intérêt d’agir de la sorte. En fait, il s’agit de dépasser le stade de l’égo. Puis de comprendre les frustrations que cela peut générer intérieurement, que l’on soit chef d’entreprise, professionnel indépendant, partenaire, collaborateur et même client. Le but ? Saisir ce que le non peut suggérer comme remise en question professionnelle mais aussi personnelle. Par exemple, pour préciser à nouveau une offre tarifaire, une approche de prospection ou un acte d’achat.

Le non est donc formateur. Il enseigne pour l’avenir. Du côté du chef d’entreprise et du professionnel indépendant, l’accepter permet de continuer à développer et à parfaire son savoir-faire, son savoir-être, son offre commerciale et les façons de la valoriser. Mais aussi la dynamique relationnelle avec les partenaires et les clients de l’entreprise. Du côté des clients, et même si la quête de leur satisfaction doit rester reine, accepter le non constitue un vecteur considérable de mutation de leurs usages au profit de comportements plus responsables. En parallèle, il est l’opportunité d’inscrire à nouveau une véritable réciprocité dans des rapports plus humanisés avec le prestataire ou l’entreprise. Car derrière un produit, un service, il y a aussi l’histoire de celles et ceux qui les ont conçus. Autrement dit, d’autres réalités dissimulées derrière le spectre mercantile, qui font tout autant sens que les leurs. Et qui existent, souvent pour leur bien.